Tinga Neere

Qui sommes nous ?Actions agro-écologiques pour la souveraineté alimentaire en Afrique Sahélienne Facebook Twitter Tinga Neere

Le risque d’une crise nutritionnelle, éducative et écologique majeure

Rapport d’agronomes & vétérinaires sans frontières

Accueil > Face à l’urgence > Le risque d’une crise nutritionnelle, éducative et écologique majeure Le mardi 2 décembre 2014, par René Billaz

Ce rapport, réalisé par René Billaz (Ingénieur Agronome spécialisé dans la culture tropicale), est destinée à rappeler les difficultés que rencontreront les petits agriculteurs et éleveurs du Burkina Faso pour assurer leur sécurité alimentaire, lutter contre la dégradation de leur environnement et contribuer au financement de l’éducation de leurs enfants.

Thèmes :Souveraineté Alimentaire

La situation actuelle est déjà très préoccupante de ces trois points de vue ; avec les perspectives démographiques, elle paraît alarmante dès 2025 et catastrophique en 2050 : les compteurs démographiques et écologiques tournent à toute vitesse.

Elle est une invite à soutenir beaucoup plus vigoureusement que maintenant le développement agricole et rural, ainsi qu’à intensifier les travaux de recherche et développement (R&D) pour mettre au point, avec les paysans, des modèles aptes à relever les défis des trente prochaines années. Elle aborde successivement (I) l’estimation des ordres de grandeur des enjeux alimentaires et environnementaux, actuellement (2010) et à terme (2030 et 2050) ; (II) l’état des connaissances disponibles pour relever les défis agronomiques, zootechniques et agroécologiques correspondant ; (III) des propositions de travaux débouchant sur des références à la hauteur des enjeux.

La sécurité alimentaire du Burkina Faso est très loin d’être assurée, particulièrement pour les produits de l’élevage, les fruits et les légumes.

Les ressources monétaires dont disposent les familles paysannes ne sont pas en mesure de combler les déficits de financement (public et privé) de l’éducation primaire et professionnelle.

La pression sur les ressources naturelles (prélèvements de bois et pâture) provoque une réduction importante de la végétation arborée, arbustive et herbacée. Cette désertification affecte déjà des espaces importants dans les zones les moins arrosées et les plus densément peuplées. Elle est accompagnée par un processus de dégradation des sols dont les conséquences agronomiques sont très graves.

La très forte augmentation de la population d’ici 2050 risque de se traduire par une crise nutritionnelle, éducative et écologique majeure.

Retrouvez ci-après le rapport complet :

burkina-2050.pdf (PDF - 607.4 ko)

Publié le mardi 2 décembre 2014 par :

  • René Billaz

    René Billaz est ingénieur agronome (INA-PG), spécialisé en agronomie tropicale, et docteur ingénieur en physiologie végétale. Il a été directeur (...)