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L’agroforesterie et les arbres fertilitaires

Planter des arbres, une solution efficace...

Accueil > Un programme d’actions > L’agroforesterie et les arbres fertilitaires Le dimanche 3 mai 2020

L’agroforesterie désigne l’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle agricole, en bordure de parcelle ou en plein champ.

Thèmes :Arbres fertilitaires

Il existe une grande diversité d’aménagements agroforestiers : alignements intra-parcellaires, haies, arbres émondés (trognes), arbres isolés, bords de cours d’eau (ripisylves)…
Ces pratiques comprennent les systèmes agrosylvicoles mais aussi sylvopastoraux, agrosylvopastoraux ou pré-vergers (animaux pâturant sous des vergers de fruitiers).
Les systèmes agroforestiers sont ancestraux et répandus dans le monde entier. La technique agroforestière utilisée dans le cadre du programme Tinga Neere consiste à introduire des arbres fertilitaires ou fertilisants.
A ce jour, les actions menés au Burkina Faso ont permis la plantation de plus de 200 000 arbres fertilitaires.

Plantation d’arbres fertilitaires

Un arbres fertilitaire est une légumineuse comme le sont les pois, le soja, les lentilles ou l’arachide. Une plante légumineuse a parmi ses propriétés de fixer l’azote atmosphérique et d’en enrichir le sol en le transformant en composés assimilables pour les plantes. La plantation d’arbres fertilitaires a donc l’objectif de rendre les champs autonomes en azote.
Inoculés au stade de la pépinière, les graines sont mises en contact est des rhizobiums (bactéries) et des trichodermas (champignons), les arbres ont leur capacité fixatrice d’azote augmentée. Ceux-ci sont plantés en pleins champs, un tout les 10 mètres soit 100 arbres pour un hectare, ou en bordure des parcelles cultivées.

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gliricidia de 6 mois Pabré

Les arbres fertilitaires utilisés en Agro-foresterie comme technique d’enrichissement naturelle et peu onéreuse de sols. Elle présente également d’autres avantages en apport en bois, en fourrages, en matières organique pour le composte ou le paillage, en préservant de l’érosion des sols.

Parmi les essences plantés se trouvent le samanéa saman, l’albizia lebbeck, l’albizia stipulata, le gliricidia sépium, le leucaena leucocephala et les acacias sénégal, séyal, mélliféra ou macrostachya. Chaque espèce d’arbres a sa particularité, fourragère, protectrice (épineux), croissance rapide (production de bois) ou rémunératrice (production de gomme arabique). S’il n’est pas un arbre légumineuse, le moringa est également une variété qui faudra ajouter pour ses nombreuses propriétés avérées.

Les activités menées de 2012 à 2018

Le soutien d’Ingalañ à cette technique agroforestières s’est traduit par des collaboration avec l’APAF Burkina Faso de 2012 à 2018. Celle-ci a débuté la première année sur Pabré puis les 5 autres communes périphérique de Ouagadougou. Les membres de 6 coopératives maraîchères ont reçu une formation de 3 ans via l’équipement en arbres fertilitaires de 6 parcelles pilotes (haies vives et plantations en plein champs). Cette activité a été menée dans le cadre d’une collaboration décentralisée entre la Région Bretagne et la Région du Centre.

De 2017 à 2018, toujours en collaboration avec l’APAF Burkina Faso, un verger fruitier, un espaces maraîcher équipé d’arbres fertilitaires et une haie vive ont été mis en place sur la ferme de Yélémani à Loumbila.


consulter le site de l’APAF

Portfolio

  • albizia stipulata de 3 ans Sighogin
  • Samanea Saman
  • Samanea Saman
  • albizia stipulata de 6 mois Pabré
  • haie vive de niloticas semés directement Pabré
  • samanea saman taillés en tétard dans un champ d'oignon