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Compostage en milieu rural

Production collective et développement du métier de composteur

Accueil > Un programme d’actions > Filières de compostage > Compostage en milieu rural Le mardi 16 décembre 2014, par Florian

L’approche pour le développement du compostage et l’amélioration de la qualité du compost se fait sur 2 axes principaux : la collectivisation de la production, et la professionnalisation par la création d’un métier de composteur. L’association constate que les diverses formations données individuellement aux producteurs débouchent sur un taux de réussite (suivi et qualité) inférieur à 40 %.

Thèmes :Compost

La démarche de collectiviser et de professionnaliser la production d’engrais organique va dans l’encouragement à la mutualisation qu’est le travail en coopérative et la création de CUMA. La production d’un engrais organique de bonne qualité régulière nécessite en effet un investissement matériel minimum (hacheur, broyeur, réserve d’eau,...), et du temps pour produire comme pour se former.

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Les purins végétaux

La fabrication et l’utilisation de purins végétaux n’est pas une pratique développée en Afrique de l’Ouest. Nous savons pourtant que la macération de certaines plantes disponibles localement peut donner un purin dont les propriétés seront supérieures à certains purins d’origine animale. Les feuilles des arbres fertilisants que sont le Leucena leucocephala, Le Glirircidia sépium donne des résultats très intéressants. Des tests sur d’autres plantes locales seront réalisés.
Les propriétés des purins végétaux sont diverses et dépendent bien sûr des plantes utilisées. Celles qui nous intéressent ici sont les qualités d’engrais et d’accélérateur de compost. Si la première aura un intérêt certain d’être alliée au développement de système d’arrosage en goutte à goutte, c’est l’utilisation du purin comme accélérateur et enrichisseur de compost qui nous intéresse particulièrement.

L’accès à la matière compostable : Mise en place de banques de matières

L’accès aux matières organiques compostables en milieu rural est à juste titre considéré comme un problème majeur pour la production d’engrais organique. L’orientation que nous proposons sur cette question est liée à la mutualisation de la production et la création d’un métier de composteur.
C’est par la situation économique des paysans et leur temps disponible que nous aborderons le problème. En effet, pour accéder aux intrants, les producteurs doivent s’endetter ou produire du coton, seul filière fournissant de l’engrais à crédit. Si l’accès aux fertilisants est donc un problème récurrent et souvent une source d’endettement, remplacer l’argent par de la matière accessible aux paysans et à leur famille pourrait être un levier intéressant pour le développement de l’agro-écologie comme pour l’amélioration du revenu des producteurs et des productrices.

Nous proposons aux producteurs et productrices organisés en association, groupements ou coopératives, d’allier une banque de matières à l’unité de compostage.

Le producteur apporte à l’unité de la paille (riz, sorgho, maïs,...) dont le prix est fixé. Il fait de même pour les fanes (soja, haricots, niebé,..) à un autre cours, la cendre, les excréments d’animaux, etc. Par cette démarche, il positive son compte qui lui donnera accès au compost. Le complément nécessaire à l’acquisition de l’engrais biologique est ensuite laissé à crédit.

La création d’un métier de composteur et la mise en place de banques de matières feront l’objet d’un questionnaire remis à une vingtaine de groupements, coopératives ou associations de producteurs afín de recevoir leurs impressions et de laisser aux premières personnes concernées le soin de finaliser ce concept.

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Publié le mardi 16 décembre 2014 par :

  • Florian

    Animateur/Promoteur des programmes de développement Tinga-neere Association Ingalañ